MANCHESTER UNITED - FC BARCELONE : 1-0 (aller : 0-0)
But : Scholes (14e)
Une fois. Il a suffi d'une fois. Comme contre Lyon et l'AS Roma, Manchester s'est contenté du strict minimum à Old Trafford pour décrocher son billet pour la troisième finale de son histoire. Dans un match d'une grosse intensité, où les duels ont souvent tourné à l'avantage des Anglais, la maîtrise du ballon a pourtant majoritairement été en faveur des Catalans. Un scénario dicté surtout par un fait de jeu intervenu en début de match, un coup de génie, une frappe limpide de Paul Scholes, qui envoie les Red Devils à Moscou. Le 21 mai, les Mancuniens y affronteront une équipe qu'ils connaissent bien. Il s'agira soit de Liverpool, soit de Chelsea. Et pour la première fois de l'histoire en Ligue des Champions, la finale sera 100% anglaise.
Après le match aller, fermé, mais aussi contrôlé en grande partie par Barcelone, Sir Alex Ferguson avait sans doute à coeur de commencer fort cette demi-finale retour. Pour marquer les esprits. Pour montrer qui était le patron. Mais dans ses prévisions, il n'avait certainement pas prévu que ses adversaires allaient presser aussi haut dès les premières minutes de jeu. Privés de ballon d'entrée, les Mancuniens sont surpris par tant de détermination affichée côté espagnol. Il faut croire que la stratégie de Frank Rijkaard était également de tout jouer dans ce fameux premier quart d'heure. Mais alors que le Barça fait preuve d'une volonté étonnante d'aller de l'avant, d'une envie manifeste d'étouffer son adversaire, le club catalan va se faire prendre à son propre jeu. Sur une mauvaise relance de Zambrotta, plein axe, Paul Scholes, l'éternel, va décocher un missile en direction de la lucarne. Une fusée dont le décollage est si soudain que Victor Valdès ne va même pas réagir. Ou si peu. Sur sa première occasion, Manchester a fait la différence (1-0, 14e). Reste dès lors à conserver cet avantage si infime, si précaire